Une bonne engueulade, ça fait du bien parfois
- Admin
- 2 avr.
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Je me suis fâché grave avec plusieurs amis pour des choses stupides. Inutile de préciser que c’est moi qui avais raison, et par conséquent eux qui avaient tort. Jugez plutôt. J’ai dit au premier :
- Charles Péguy est si peu indifférent à la misère ouvrière qu’il la compare au supplice d’Antigone.
- Moi, je suis plutôt tendance Créon !
- Là, tu dévies, mon cher ! Tu l’fais exprès ou quoi ? Ça t’ferai mal à l’os de saluer Péguy ?
J’ai dit au second :
- Vers la fin du Hussard, Giono fait dire à un vieux médecin retiré que chez l’homme comme chez la femme, la fleur des seins est la zone la plus sensible.
- Bruno, tu n’es qu’un littéraire ! Aie le courage de tes pensées et arrête de nous fatiguer avec tes références et tes citations.
- Désolé, t’as rien compris ! C’est le contraire ! T’as pas vu l’ironie contre toute la cuistrerie scolastique ? Y a pas besoin de s’appeler Giono pour dire ça ! Ça t’ferait mal au poumon de rire de mes ironies ?
J’ai dit au troisième :
- Solal a tort.
- Comment, Solal a tort ? C’que tu peux être moralisateur, Bruno ! Solal séduit toutes les femmes qui lui tombent sous la main. Et alors ? On n’a pas fait mai 68 pour rien, j’espère ?
- M'enfin ! Reprends-toi ! C’est pas moi qui dis que Solal a tort (encore que…), c’est lui-même qui le dit et tout le roman de Cohen. Ça t’ferait mal au foie de m’donner raison devant l’évidence ?
Ah, l'esprit de contradiction ! On n’est pas descendu sur le pré mais c’était moins une.
À inscrire dans la série : je vieillis mal ? Photo : vu chez "Richard des puces".
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