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Retour d’Alsace

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • il y a 5 jours
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours





Mon père est né à Remiremont dans les Vosges. Est-ce pour cela que j’ai senti quelque chose, hier soir, quand les cloches se sont mises à sonner à pleine volée dans le clocher de la cathédrale de Strasbourg, encore plus belle dans l’obscurité, comme beaucoup de monuments, grâce aux éclairages modernes ?

C’est quand même dans cette ville qu’en 842, fut signé le premier acte en langue française, le Serment de Strasbourg, entre Charles le Chauve et Louis le Germanique. J’ai pensé surtout au Serment de Koufra en Libye. Dans cette oasis, le colonel Philippe Leclerc chargea à la baïonnette à la tête de ses hommes et remporta la première victoire de la France Libre. Il leur fit jurer de « ne déposer les armes que lorsque les couleurs de la France flotteraient à nouveau sur la cathédrale de Strasbourg », ce qu’il accomplit, quatre ans plus tard, le 23 novembre 1944. Souvenir évident de la fidélité de Strasbourg à la France depuis 1870.

Je veux croire que Strasbourg, n’en déplaise à Louis XIV et au Kaiser, est une ville foncièrement protestante, juive et républicaine, c’est-à-dire libérale. Le juif Alfred Dreyfus était alsacien comme le vice-président du Sénat, le protestant Scheurer-Kestner, qui fut le premier à prendre sa défense.

Je veux voir dans ces symboles un exemple de droiture et de fidélité, qualités qui sont loin d’aller toujours ensemble, et que je m’imagine avoir perçues dans la cordialité des deux garçons de restaurant qui nous ont servis, Béatrice et moi, de façon si attentionnée après que nous avons admiré la cathédrale.

 
 
 

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