Quelques tournures bien vilaines…
- Admin
- 1 oct.
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Personnellement, je suis pour un langage simple, sans jargon, pas trop éloigné de l’oralité et curieux de néologismes comme il s’en crée chaque jour de merveilleux. Mais il y a aussi des tournures qui me restent en travers du gosier et qui m’écorchent les oreilles quand j’écoute le matin les invités de France-Culture. J’en ai ramassé une poignée par masochisme. Qu’est-ce que vous en pensez ?
- Vous parlez d’une particularité linguistique de la langue basque où on dit que…
- Les chauves-souris ont une problématique de tolérance.
- Ça vient se rajouter à ça, la frappe israëlienne à Doha.
- Ils en pensent quoi, les Polonais, de l’agression russe ?
- On va revenir sur comment fonctionne le sommeil.
- Ça nous a paru caractéristique de comment fonctionne la controverse scientifique à l’époque des Lumières.
- Elle va essayer de faire quelque chose sur c’est quoi le fantasme masculin ?
- On va faire un Aida sur qu’est-ce que c’est un opéra dans le contexte d’aujourd’hui.
Maintenant, pour aller en sens inverse, je dirai que ce n’est pas parce qu’on aime le velours racinien et le violon lamartinien, qu’on ne peut pas se régaler du culot de Hugo dans La Légende des siècles quand il fait dire à Roland dans un alexandrin « Qu’est-ce que j’avais dit ! » pour commenter le coup d’épée par lequel il vient de fendre en deux un ennemi qui n’a pas pris au sérieux sa mise en garde, avec le cheval et le chanfrein.
Et Jupiter à qui on vient d’amener un satyre qui s’est encore mal comporté et qui s’écrie : « Qu’est-ce que c’est que cette bête-là ? »
Photo : vu dans une école de Kébémer, Louga, Sénégal le 13 mars 2018.
Certains néologismes courants dans les médias m’agacent comme par exemple :
la reculade… je pensais qu’on disait le recul
Ou encore deceptif, très à la mode en ce moment. Moi je préfère dire décevant.
Il y a peut-être des nuances que je n’ai pas perçues…