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Pas de marche-arrière à Sarajevo

  • il y a 2 jours
  • 1 min de lecture



 

Devant faire une visite à Sarajevo, l’archiduc choisit la date anniversaire de son mariage afin de faire profiter Sophie des honneurs de l’étiquette impériale interdite à la cour de Vienne car elle n’était pas de sang royal. Les sept terroristes de La Main noire commencèrent par lancer une bombe qui manqua sa cible mais fit plusieurs blessés. Après une réception à l’Hôtel de ville, l’archiduc exprima la volonté de rendre visite aux blessés. On modifia au dernier moment l’itinéraire prévu mais la consigne fut mal transmise au chauffeur. Il tenta un demi-tour quand il fut avisé de l’erreur.

La limousine Phaeton double Gräft & Stift 28/32 PS du couple impérial n’avait pas de marche-arrière comme beaucoup de voitures à l’époque munies seulement de trois rapports. À moins de pouvoir faire un large cercle, il était courant que des soldats, des domestiques ou des passants aident à pousser les véhicules, assez légers à l’époque, pour changer de direction. Dans le cas des déplacements officiels et des défilés, la marche arrière était jugée inutile.

Le jour fatal, le chauffeur gêné par la foule a dû faire un demi-tour en plusieurs fois, faute d’espace, et, comble de malheur, le moteur a calé, ce qui a contribué à l’immobilisation du véhicule pendant de longues minutes.

Gavrilo Princip était là, un browning à la main, qui ne manqua pas cette chance. Dans la confusion, il n’eut qu’à tirer à bout portant. Ses balles atteignirent François-Ferdinand au cou et Sophie à l’abdomen. Ils moururent tous les deux dans le quart d’heure et, un mois plus tard, l’Autriche déclara la guerre à la Serbie...

 
 
 

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