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Moi qui croyais aimer Albert Cohen… !

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 20 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 mars


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J’ai repris Belle du Seigneur avec un agacement croissant et j’ai fini mon chapitre Cohen par ces mots :

 

Si on tente de résumer la pensée de Cohen, on voit que le sexuel et le social ne font qu’un. C’est une fausse alternative car ils se confondent dans la Force qu'il appelle babouinerie. Ce qu'il oppose à la Force, c’est l’Amour, qu’il soit maternel ou conjugal. Et il y a urgence à faire ses choix car la Mort approche. Belle du Seigneur a enthousiasmé une génération entière malgré ou à cause de cette radicalité. Car chez Cohen, c’est tout ou rien, pas de familles à problème, pas de sexualité ni de lien social heureux.

 

Et puis au moment d’entamer mon chapitre Yourcenar, la transition m’est fournie par une interview de 1978 qui m'a fait tomber de ma chaise :


Jacques Chancel : Il n’y a pas de grandes femmes écrivains ? 

Albert Cohen : Qui ?

Jacques Chancel : Marguerite Yourcenar.

Albert Cohen : Je n’ai rien lu, elle est trop laide. Rien de grand ne peut sortir de ce corps affreux.

Jacques Chancel : C’est terrible ce que vous dites.

Albert Cohen : Sûrement.

Jacques Chancel : Vous êtes méchant, vous êtes féroce. Mais vous n’avez rien lu d’elle. Donc, vous ne pouvez pas la juger…

Albert Cohen : Non, je n’ai rien lu d’elle, mais elle est trop grosse. Et puis elle aime les femmes, tout cela me déplaît beaucoup. Comment est-ce possible que cette femme si laide, si grasse puisse écrire ?Jacques Chancel : Mais vous êtes un véritable macho !

Albert Cohen : Je ne suis pas un macho, mais je suis, malgré tout, un Oriental. Vraiment, y a-t-il eu une femme de génie ?


Photo : bonheur d'avoir placé ce bouquet d'œillet près de mon ordi, acheté sur le marché du Prado (12 euros)

 
 
 

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