top of page

Les campeurs de la gare Saint-Charles

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 4 oct.
  • 2 min de lecture
ree

Hier soir, excédé par les embouteillages de l’autoroute nord, j’arrive enfin à la gare Saint-Charles Borromée. Il y a un feu rouge sous un pont et on tourne à angle droit, 200 mètres avant la gare. À droite, des tentes de sans-abri, à gauche la pile du pont est recouverte d’épaisses affiches à moitié cramées. Bienvenue à Marseille !

Qu’est-ce que je vois ? JCDecaux a planté un immense panneau publicitaire lumineux qui tourne en boucle. Je dégaine immédiatement mais le feu passe au vert. Tant pis si ça klaxonne derrière, l'occasion est trop belle, je prends ma photo. Trop tard, la Foire de Marseille a pris la place du Vieux campeur !

Ne jamais rester sur un échec, telle est ma devise. Je fais demi-tour sur la voie rapide un peu plus haut, stoppe ma Toyota à califourchon sur un trottoir devant la fac de sciences, mets le warning, cavale sur le lieu du crime et traverse en bien veillant à ne pas me faire écraser.

Il faut attendre que les pubs aient tourné jusqu’au Vieux campeur. Des Africains me font signe de venir les rejoindre sous leur tente (Quechua, vendu par Décathlon). Une pauvresse à la mine délavée s’approche pour me demander une pièce. Je me fouille : pas un rond ! Par chance, mon porteuf étant passé à la machine dans mon pantalon, j’en ai acheté un tout neuf bourré de billets de 50 euros. Je lui en file un, non sans avoir jeté un petit coup d’œil circulaire devant/derrière.

Remonter sur la passerelle, acheter 500 grammes de makrouds à l’Arabe du coin pour mes petites-filles, grimper dans la voiture, faire demi-tour en sens interdit entre un camion et un autobus et, hop, mission accomplie !

 
 
 

Commentaires


  • Grey Facebook Icon
  • Grey Twitter Icon
  • Grey Google+ Icon
bottom of page