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Le dilemme de Saint Barthélemy

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 11 sept.
  • 1 min de lecture

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Quand l’église devant laquelle j’ai connu mes premières amours fut ravalée, il y a quelques années, l’inscription TEMPLE DE LA RAISON est apparu au-dessus du porche, mais presque invisible à l’œil nu, ce qui est fort dommage. La façon dont est tracé le S, comme s’il basculait en avant, dit bien que cette inscription, qui fut recouverte plus tard, date du XVIII° siècle, autant dire de 1792. Un autre chose que j’ai découverte, c’est que cette église romane qui se nommait originellement église Saint-Pierre a été rebaptisée Saint Barthélemy à la fin du XVI° siècle soit quelques années après le massacre de 1572. Voilà qui n’est pas raisonnable du tout et il me prend des envies de canceller ce nom regrettable.

Seulement, il y a un deuxième dilemme. Quand on entre dans l’église, on est un peu étonné de découvrir à gauche du cœur une statue de Saint-Barthélemy brandissant un poignard ensanglanté. Le pauvre saint n’est pour rien dans le massacre de 1572 puisqu’il fut écorché vif en Arménie vers 580 après avoir évangélisé la Mésopotamie ! Il a toute ma compassion.

Ce n’est pas tout. De l’autre côté du chœur, il y a un buste de Saint Elzéar. Si on avait voulu représenter l’instrument du supplice qui lui a valu la canonisation, il aurait fallu représenter… sa propre femme. Non qu’elle l’ait écorché, ou plutôt si, puisqu’ils partagèrent chastement la même couche pendant 23 années, soit 8395 nuits…

Alors, moi, je me demande bien ce que j’aurais choisi entre le supplice de Saint Barthélemy et celui de Saint Elzéar. Tout bien réfléchi, je crois que j’aurais fait le premier choix…

 
 
 

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