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La fin de la démocratie ?

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 8 oct.
  • 2 min de lecture


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Je me demande si la démocratie n’est pas épuisée au bout de deux siècles. L’humanité s’est toujours fait des dieux et des rois et voici que, depuis 1777 et 1792, elle a cru possible, avec un immense héroïsme et un immense volontarisme, de jouer la carte de la démocratie. Ça a semblé marcher en Europe et aux Amériques, aussi en Inde et au Japon, mais pas dans les autres parties du monde. Et l’Europe elle-même a accouché de deux monstres, le nazisme et le stalinisme.

Aujourd’hui, l’Europe est un havre de liberté cerné par un océan de régimes despotiques. L’enjeu de l’heure est de faire durer la pax europeana.

Tocqueville pensait en 1840 que la démocratie était le destin inéluctable de l’humanité, une courbe tracée par le doigt de Dieu lui-même. Puisse-il ne pas s’être trompé, j’allais écrire trumpé… Car il avait justement vu en Amérique le laboratoire du monde moderne… Force est de reconnaître qu’il y a de plus en plus de trous dans la raquette européenne et qu’aucun pays n’est épargné par un populisme de moins en moins rampant.

Mais Tocqueville était loin d’être naïf. Il était au contraire inquiet que la démocratie ne dégénère en une servitude volontaire si les citoyens cessaient d’être justement des citoyens pour devenir des consommateurs, « un troupeau d’animaux timides et industrieux dont le gouvernement est le berger, ayant perdu la faculté de penser, de sentir et d’agir ».

Le maître mot de la publicité qui nous assomme chaque jour davantage n'est-il pas de profiter, horrible mot va à l’encontre de l’esprit public réclamé par Tocqueville ?


Photo : détail des Très riches heures du duc de Berry.

 
 
 

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