La caractérologie, victime collatérale de l'Œdipe
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Mon prof de philo en Terminale m’a fort ennuyé, mais, un jour, il a fait faire des tests de caractérologie à ses élèves. On a rempli le questionnaire de Le Senne et j’ai été fort surpris de me retrouver dans la catégorie des passionnés. Mon amie Jacqueline m’a récemment expliqué que la lave pouvait mijoter sous l’écorce.
Je viens de visiter Wikipédia qui m’a rappelé que Le Senne commençait par identifier trois critères fondamentaux de la personnalité. Peu importe d’ailleurs qu’ils soient innés ou acquis dans la petite enfance puisqu’on n’en sait rien et que ça revient au même : l’émotivité + l’activité + le retentissement des représentations (primarité/secondarité).
Huit combinaisons en résultent mathématiquement :
. EnAP : le type émotif-inactif-primaire, nommé nerveux ;
· EnAS : le type émotif-inactif-secondaire, nommé sentimental ;
· EAP le type émotif-actif-primaire, nommé colérique
· EAS : le type émotif-actif-secondaire, nommé passionné ;
· nEAP : le type non émotif-actif-primaire, nommé sanguin ou réaliste ;
· nEAS : le type non émotif-actif-secondaire, nommé flegmatique ;
· nEnAP :le type non émotif-non actif-primaire, nommé amorphe ;
· nEnAS : le type non émotif-non actif-secondaire, nommé apathique.
C’était en 1945, époque, d’ailleurs, où Alfred Adler et son complexe d’infériorité n’avaient pas encore été éliminés par la vague œdipienne. Je trouve que cela ouvrait un champ magnifique à la psychologie, même si les appellations peu flatteuses sont à revoir.
Le type passionné me paraît le plus agréablement nommé, mais je suis bien placé pour en connaître les inconvénients, à commencer par la propension à démesurer ses jugements. Il en résulte des engouements ou des détestations injustes qui font perdre beaucoup de temps et perturbent les relations.
Et vous, quel est votre type ?
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