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Je ne serai jamais célèbre

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 17 août
  • 1 min de lecture


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1)    Jeudi, j’ouvre le journal et je vois mon portrait à la une. Ça alors ! Qu’est-ce que j’ai encore fait ? De toute façon, même si c’est un méfait, l’important, c’est qu’on en parle. Eh bien pas du tout, c’était mon sosie, l’écrivain israélien David Grossman, qui a dit que la vengeance n’est pas une politique. Entre parenthèses, si on m’avait demandé mon avis, j’aurais dit pareil.

2)    À table, Sabine annonce tout à coup que le maire actuel de notre petit village ne se représente pas et que mon nom a circulé. Pas question, vu la phobie administrative dont je suis affligé et cela compromettrait ma carrière littéraire.

3)    Là-dessus, on va au marché aux puces d’Ansouis. Quand j’ai eu fait un tour, je me suis réfugié au café sous les platanes frais pour lire Nana. De retour, Sabine raconte qu’il s’est produit un esclandre. C’est les puciers qui lui ont raconté. Il y avait un large étalage de masques et de totems africains et deux rombières n’arrêtaient pas de faire des commentaires à haute voix en disant qu’il faudrait interdire cela et que les marchands de cacahuètes prenaient la place des honnêtes provençaux. Tout à coup, un type est intervenu en demandant « ce que les Français et les autres étaient venus foutre (sic) en Afrique ». Réponse : « Ils ont apporté la civilisation, Monsieur ! » Le type a répondu : « On voit que vous ne lisez pas les livres d’histoire ! » Réponse : « On y était, nous, en Afrique ! ». Le type est parti sans répondre.

Le type, c’était moi.

 
 
 

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