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Heureusement qu’il y a encore des obsèques

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 28 avr.
  • 2 min de lecture

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Samedi matin, parti chercher un sac de chaux à la SIMC, j’aperçois le parvis de l’Église de Cadenet noir de monde. Les funérailles du pape ? Je me gare en double file. Une centaine de pompiers sont au garde-à-vous, casque sur la poitrine. L’un d’eux s’est tué à moto dans la combe de Lourmarin. Au retour, je m’arrête encore. Impossible d’entrer dans l’église, bondée comme jamais. Je ne vois que les matchs de foot et les concerts de rap pour mobiliser tant d’émotion.

Et puis ce matin, au café, comme j’en avais assez des infos qui touillent toujours le même mélange, je tombe sur un podcast relatant les obsèques du Général Leclerc, le libérateur de Paris, tué dans un accident d’avion en 1947. 100 000 personnes aux Invalides, gaullistes et communistes réconciliés pour un jour, les généraux vainqueurs de la guerre en tête, Koenig, vainqueur de Rommel à Bir Hakeim, de Lattre de Tassigny qui débarqua en Provence. Voyez les vidéos en ligne.

Le Général Leclerc de Hautecloque, rallia de Gaulle en 1940, fut chef militaire de la France libre, combattant de l’armée d’Afrique où il prononca le serment de Koufra, Nous jurons de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur les cathédrales de Metz et de Strasbourg, ce qui fut fait. Avant cela, Leclerc participa à la bataille de Normandie et libéra Paris à la tête de la 2° DB.

Le général Leclerc est entré dans la légende, commentait le journaliste à la radio. Je crois qu’on tient là l’origine des religions, les théologiens et les profs de philo feraient bien de s’en aviser.

Lecteur de Péguy, Houellebecq dit quelque part qu’il se joignait à tous les cortèges d’enterrement qu’il croisait, Péguy qui écrivait :


Le maître [Émile Durkheim, auteur du Suicide], maigre et émacié, voûté sur sa table de travail n’avait reçu aucun enseignement au voisinage du suicide et de la mort alors que les plus grossières créatures ne peuvent suivre un enterrement sans en recevoir un peu d’enseignement. Il savait tout, à quelle heure, à quelle saison, combien de gendarmes, de célibataires, de pontonniers, ayant combien d’économies, etc., etc., mais il ignorait les quelques mots que nous ont enseignés un Sophocle, un Shakespeare, un Racine…

 
 
 

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