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Freud et Marx marchent-ils sur la tête ?

  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture



Élisabeth Roudinesco vient encore de publier un livre qui s’appelle Le Divan des femmes dans un effort désespéré de sauver Freud en prenant en marche le courant du féminisme. Elle brandit comme un trophée le fait "occulté" qu’il y a eu des milliers de femmes freudiennes sans s’apercevoir que ces femmes jouaient contre leur camp puisque le B A ba du freudisme est un énorme préjugé patriarcal qui part de l’idée que les femmes sont obsédées par le manque de pénis et que les garçons sont hantés par la terreur qu’on le leur coupe. Voilà, l’Œdipe, cette histoire de castration abracadabradantesque. Les enfants ont besoins d’amour, point barre.

Entre toutes les femmes, Elisabeth Roudinesco, bénit Emma Ekstein parce qu’elle a contribué à détacher Freud de la théorie de la séduction selon laquelle les névroses des femmes seraient provoquées par les agressions sexuelles subies pendant l’enfance. Freud avait touché un point sensible confirmé chaque matin dans le journal : la moitié des filles ont subie des viols traumatisants ! Malheureusement, Freud a renversé le jeu et affirmé que le désir incestueux venait non des parents mais des enfants… Les femmes auraient mieux fait de se révolter contre cet odieux sexisme.

Dès qu’on évoque le sexuel, la majorité des penseurs français répondent automatiquement Freud comme si Freud avait découvert le sexuel et sans s’apercevoir qu’il marchait la tête en bas. C’est comme pour Marx. Quand on dit lutte des classes, ils répondent automatiquement Marx par le même genre de réflexe conditionné sans se douter que la découverte de l’exploitation des prolétaires par les bourgeois avait été décrite et analysée quand Marx n’avait que quinze ans et qu’il y a ajouté des théories qui feraient rire ou pleurer si on les répétait aujourd’hui : le matérialisme historique, le socialisme scientifique, la paupérisation du prolétariat, la révolution inéluctable, la dictature du prolétariat. Je dis pleurer vues les conséquences…


Photo : Gustave Tavernier.

 
 
 

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