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Des larmes

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 6 nov.
  • 2 min de lecture
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En relisant ma petite histoire de la littérature française, il m’arrive, devant les plus beaux textes, de sentir mes poumons s’imprégner d’humidité et se gonfler d’un gros nuage dont les gouttelettes pourraient condenser au point de déclencher une pluie de larmes, une averse bienfaisante qui rafraîchirait la sécheresse du quotidien.

Comme il y a les chiens et les chats, le thé et le café, la mer et la montagne, il y a certes le rire et les larmes. Quelles belles antithèses, comme la vie est bien arrangée ! Pas besoin d’une grosse hilarité, l’humour suffit à produire un sentiment de bien-être communicatif, une détente psychique réconfortante.

Je rajouterai un terzo incomodo en rapprochant les larmes de l’alcool. Quand je prends ma petite dose de degrés vers 18 heures, pastis ou whisky selon la saison, je sens aussi ma poitrine se réchauffer instantanément et mon thermostat psychique grimper un bon coup.

Dans les trois cas, larmes, humour et alcool, on passe à un autre régime de la vie, indispensable à la santé.

Quelques vers du vieil Hugo :

 

Les larmes sont un don

Souvent les pleurs, après l’erreur et l’abandon,

Raniment nos forces brisées ! (Les Feuilles d’automnes)

 

Pleurer est doux, pleurer est bon souvent

Pour l’homme, hélas, sur qui le sort se pose.

Toute larme, enfant,

Lave quelque chose. (Les Rayons et les ombres)

 

Hugo écoute la musique de Palestrina, ce dieu de l’émotion,

 

Ainsi qu’un grand fleuve où boivent les humains.

Vers qui se tourne l’œil qui pleure et qui s’essuie

D’où lui vient cette voix qu’on écoute à genoux ?

Et qui donc verse en lui ce qu’il reverse en nous ? (Les Feuilles d’automne)

 
 
 

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