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De retour de Hambourg

  • Photo du rédacteur: Admin
    Admin
  • 19 sept.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 4 oct.

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À l’invitation de nos amis Michael et Ekky, nous avons découvert Hambourg et Lubeck, Sabine, Daniel et moi. Pour moi, qui suis un méditerranéen d'adoption complètement héliotrope, c'était tourner les yeux d’un autre côté, vers notre grand voisin, vers la Baltique et la ligue hanséatique. Une initiation, une ouverture sur l’histoire et la géographie, une invitation à relire les Buddenbrook.

Il y a clairement deux architectures, avant et après la guerre. La première propose dans sa forme traditionnelle des pignons à redents dont la hauteur indique le statut social du propriétaire, des pentes de toits vertigineuses et des clochers pointus comme des chapeaux d’astrologue. J’ai admiré, mais d’un peu loin, je l’avoue, en adepte de l’horizontale et de la pierre claire.

Les avenues modernes sont un peu froides mais formidablement reconstruites quand on voit des photos de 1945. À Marseille, on croit qu’on a tout dit quand on a dallé le parvis de la gare Saint Charles en 3 ou en 5. Résultat, c'est fêlé au bout de trois mois. Là, j’ai admiré des ouvriers sur un chantier qui sciaient des dalle de basalte de 18, si ce n’était pas du 22. Tout comme ça. Comme les Romains. Vitruve ne disait-il pas qu’un bâtiment devait être solide, pratique et beau ? Je suis assez d’accord que le beau découle de la structure et j’ai pris une leçon de qualitatif, pour parler comme les commerciaux.

Des plaques de laiton ont attiré mon attention sur les trottoirs devant certaines maisons, avec le nom des victimes de déportation et la date de leur arrestation au saut du lit.

La maison de Thomas Mann à Lubeck était fermée mais deux cubes géants m’ont impressionné à Hambourg, le bunker construit par Hitler en 1943 pouvait abriter 20 000 personnes. 30 000 y trouvèrent refuge pendant les bombardements alliés. Bien sûr, les 3500 travailleurs forcés qui avaient construit l'édifice restèrent à la porte. Une dalle de béton de 5 mètres d'épaisseur couronnait ce monstre.

L’autre monument, beaucoup plus agréable, est, bien sûr, la Philharmonie de l’Elbe dont la masse est surmontée de plusieurs arabesques. Nos amis nous ont réservé la surprise d’une représentation : le concerto n° 3 de Beethoven, et la 7° symphonie de Bruckner. Je n’ai pas lâché des yeux le pianiste, Stephen Hough, totalement habité par son instrument, sauf pour regarder une jolie blonde qui s’acharnait sur son violon telle Judith tranchant la gorge à Holopherne. Existe-t-il plus haute forme d'excellence ?

Merci  à Michael et à Ecky pour leur chaleureux et fantastique accueil !

 
 
 

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