Cette fille est bien vilaine, il me la faut !
- il y a 2 jours
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C’est le refrain d’une chanson de Brassens que je ne connaissais pas ou je l’avais oubliée. Mon vieil ami René m’a rafraîchi la mémoire à la lecture de mon dernier billet. Don Juan donne le titre. On imagine bien que si Don Juan a séduit 1003 femmes, il ne devait pas y avoir que des beautés dans le lot... Brassens imagine justement qu’il s’attaquait à toutes les filles délaissées qu’il rencontrait et qu’il s’employait à les relever de leur déréliction. Par charité chrétienne
Certains vers ne sont guère réussis mais les meilleurs me trottent dans la tête depuis plusieurs jours car Brassens a abaissé un commutateur que je ne connaissais pas et le courant passe. Il me semble avoir consacré un billet il y a quelque temps à des féministes socialistes du XIX° siècle qui s’offraient par humanisme à des hommes malheureux. Mais je n’avais jamais imaginé pareille chose de la part d’un homme. Égoïsme masculin sans doute. Balu m’a mis sur la piste. Brassens l’a mis en musique.
Là où son texte est très fort, c’est qu’il réussit l’union de la charité chrétienne et de l’obscénité, choses qui semblent irréductiblement incompatibles. Je vais le citer mais attention, ses mots sont très verts ! Les débauchés les éviteront tout comme les grenouilles de bénitier.
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé !
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire à la bonne sœur qui, par temps pas très chaud,
Dégela dans sa main le pénis du manchot !
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir !
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
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